18 juillet 2021 : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français.

18 juillet 2021 : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France

« Cher papa, on nous emmène au Vélodrome d’Hiver, mais faut pas nous écrire maintenant parce que c’est pas sûr qu’on restera là. Je t’embrasse bien fort et maman aussi. Ta petite fille qui pense toujours à toi. »

Ces mots sont ceux d’une petite Française de dix ans à son père.

Ces mots sont ceux d’une fille à son père, ceux d’une petite Française de dix ans, née dans une famille d’origine polonaise. Marie JELEN les a écrits le 16 juillet 1942, peu après son arrestation. Ce même jour, sa mère et elle sont emmenées au Vel d’Hiv. Après de longues heures d’attente et d’angoisse, toutes les deux sont déportées au camp de Pithiviers. Toutes les deux, jusqu’à l’insoutenable arrachement d’une mère qui dit adieu à sa fille. Quelques semaines après sa maman, Marie JELEN monte, le 21 septembre 1942, dans un convoi pour Auschwitz. Elle est assassinée dans les chambres à gaz.

Comme la petite Marie, 4 115 enfants sont arrêtés durant la rafle du Vel d’Hiv. Aucun de ceux qui ont été déportés vers les « camps de la mort » ne revint.

Les 16 et 17 juillet 1942 demeurent une marque d’infamie dans notre histoire, une blessure à notre mémoire nationale. 13 152 Juifs, qui avaient fait confiance à la patrie des Droits de l’Homme, furent arrêtés et livrés à leurs bourreaux. Durant ces abjectes journées, la France trahissait ses valeurs et son histoire, recouvrant notre honneur du voile de la compromission. Le zèle coupable de l’État français, des collaborateurs et du régime de Pétain avait secondé la folie criminelle de l’occupant.

Il est en effet important de ne jamais oublier les erreurs, ou plutôt les exactions, que l’état Français a pu, peut et pourra commettre au nom d’une idée qui semble justifiée à certains à un instant T. Il est d’ailleurs dommage que le 14 juillet n’ai pas été fêté cet année à Fos. 14 Juillet, date du soulèvement du peuple contre une dictature. Même si les temps sont durs, une simple gerbe et le pavoiement de la mairie suffisent à commémorer la mémoire de ces Français qui ont su dire non à des dirigeants sur-puissants.

En cette année 2021, année de pandémie, il est aussi le temps de se poser des questions. Avec le recule, il est maintenant facile de choisir son camp et de se dire: en 1940 j’aurais été résistant et surement pas collabo. Actuellement le virus a remplacé les canons. Tout le monde est d’accord, il faut combattre le Covid-19.

Ces soignants que nous applaudissions tous les soirs à 20h en tapant sur des casseroles ne sont ils plus responsable et professionnel . Pourquoi les obliger à se vacciner s’ils ne veulent pas ? Ils sont toujours au premier rang et il n’y aura pas de relève.

Et ce passe sanitaire ? Comment serait-il acceptable de devoir avoir un passe, un Ausweis, pour aller à l’hôpital ? idem pour faire les courses. Le vaccin n’empêche pas d’attraper et de transmettre le virus, il réduit simplement le risque de forme grave. Et encore… Mais le problème n’est pas là. peut-on exclure une partie de la population en fonction des ces convictions ? Peut-on faire des expérimentations médiales sur une personne sans son consentement ? Le tribunal de Nuremberg a tranché cette question.

1 Comment

  1. Merci de cette commémoration et de ce rappel à l’Histoire ! Cette Histoire qui s’écrit tous les jours, quand on accepte sans rien dire (ou si peu) de regarder les autres de travers ou de les condamner (moralement, financièrement, socialement…) pour avoir des convictions et des façons de faire différentes. Le chantage social ne résoudra pas nos problèmes de santé publique ! Tous se responsabiliser pour rester en santé ne peut pas passer par la restriction, l’autoritarisme, la culpabilisation, le mensonge et la manipulation par la peur de la population ! Ceux qui se croient à l’abri et protégés aujourd’hui, risquent de ne plus l’être demain… Et le retour à la réalité de la vie, de la mort, de la santé et de la maladie ne rime pas avec confort, loisirs, consommation et impunité. Vivre est un risque, mourir n’en est pas un, c’est une certitude !

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